L'ARROGANCE DE LONDRES
L’ARROGANCE DE LONDRES
Londres est arrogante, et son chef de fil l’est tout autant que les journaux londoniens…Depuis l’unique conquête en 1066 par Guillaume le Conquérant de la Grande-Bretagne, la rivalité entre la France et la Grande-Bretagne n’a jamais cessé. La rivalité entre ces deux pays est présente, et s’est déplacée au niveau européen ces vingt dernières années.
Cette arrogance a débuté en 1984, puisque les britanniques ont crée de toutes pièces un rabais en leur faveur, qui s’élève en 2005 à 5,1 milliards d’euros, financé à hauteur de 1,4 milliards d’euros par la France. Or le niveau de vie par Britannique était un des trois plus riches de l’Union Européenne fin 2002, ce qui remet en cause ce rabais concédé à la suite d’une récession britannique.
La possibilité pour la Grande-Bretagne, de refuser la monnaie unique, tout en gardant le même rôle économique et politique, au sein de l’Europe, que les autres pays intégrant l’euro, est encore une exception créée par les britanniques eux-mêmes. Ce qui leur a permis, d’user de leur politique monétaire à leur guise tout en ayant un poids politique important, puisque faisant partie de l’Union européenne. L’arrogance a donc été de profiter du système européen, en adoptant uniquement les mesures bonnes pour la Grande-Bretagne. Ne se privant pas de l’instrument monétaire, elle a pu user intelligemment de ce levier, pour favoriser la croissance de 3% et le retour au plein emploi à 4,7%.
L’Angleterre n’a jamais favorisé l’Union Européenne, puisqu’elle n’a jamais été partie prenante de ce projet préférant son projet cher aux pays nordistes d’une Europe commerciale. Le Général de Gaulle en 1967, s’était opposé à l’adhésion de la Grande-Bretagne à la CEE, et avait bien perçu que la Grande-Bretagne n’était que le cheval de Troie des Etats-Unis. La vision européenne anglaise diverge complètement de celle des six pays fondateurs de l’Europe, préférant une Europe avec des liens serrés politiques, sociaux, et économiques.
En Juin 2005, Tony Blair a encore joué la carte de son pays, préférant plonger l’Europe dans une crise sans budget, plutôt que de céder sur la ristourne attribuée à son budget. Là, il a fait porter la faute à la France, l’accusant de ne pas revoir la Pac, alors qu’un accord sur la Pac avait été décidé jusqu’en 2013 avec l’ensemble des pays européens. La France, affaiblie par son référendum, a été incapable de se faire entendre, et de rallier l’Espagne, à sa cause.
Tony Blair a continué à saper l’Union Européenne en refusant de faire voter la constitution européenne dans son pays, reportant la faute de l’inutilité d’une telle constitution sur les rejets français et néerlandais. Il a ainsi préférer faire douter l’Europe sur un projet mobilisateur plutôt que de risquer une débâcle électoral britannique annoncée, étant donné l’euro scepticisme anglais.
L’arrogance britannique est encore plus difficile à supporter, lorsque l’on imagine que Tony Blair, doit se frotter les mains, d’être le président de l’Union Européenne, alors que son pays n’a jamais adopté l’euro, de pouvoir assurer à la Turquie son intégration européenne et garder la ristourne financière accordée à son pays.
Cette politique arrogante vis à vis de l’Union Européenne et des pays fondateurs, semble tourner à son avantage, cependant il n’est pas certain, qu’en incitant la préférence nationale à la préférence européenne, le Royaume-Uni ne se fasse pas prendre par son propre jeu, dans un avenir très proche.
Don Quichotte